Varden: Loup(07/09/2010)

Loup(07/09/2010)

12 janv 2014 à 12:16am

Un loup sauvage, voilà ce que j'aimerai devenir. Libre est fier, voilà comment j'aimerai renaitre. Courir les champs et les plaines, gravir les montagnes toujours aller plus loin. Sans jamais avoir peur ou être triste. Exploré de grandes et anciennes forets. Mais malheureusement je doit me réveiller, ce n'est qu'un rêve. Je doit rouvrir les yeux sur ce monde gris, qui se meurs chaque jour et que je ne peut sauver. Fermer les yeux sur mes grandes plaines, mes forets intacts, sans aucun homme pour la troubler, la rendre malade. Je doit me rappeler que je suis un homme, un de ceux que je hais. Je doit oublier que jamais je n'aurai cette forme, ce regard, cette liberté. Je ne suis qu'un humain, pitoyable et sans grâce. Je ne suis pas un loup, libre et sauvage... c'est ce qu'ils me disent. Mais au fond de moi, au tréfonds de mon être il n'y a aucune erreur sur ma personne. Leur voix se font murmure avant de s'éteindre. Ils ne savent pas, ils ne savent plus ce qu'est le monde. Mais moi je le voit comme il aurait du rester. Et a travers mes rêves j'y retourne explorant chaque nuit un nouveau lieu, me reposant dans une clairière inexploré, sans jamais croisé un chasseur armé de fer et de plomb. Je respire un air si pur qu'il n'as encore jamais vu un poumon. Je suis libre enfin dans un monde si beau qu'il n'a jamais vu d'homme qui le détruiront. Je boit a des rivières a l'eau plus clair que la vitre de tout leurs immeubles et tours de géants. Je suis libre et heureux, dans mes rêves. Et ce sentiment me fait d'avantage souffrir que je sais que je ne fait que rêver. Au matin lorsque je passe ma main sur mon visage je pleure au fond de moi de reconnaître ce visage si laid. De me rappeler que mes jambes sont enchainés par des fers de règles et de lois. Qu'au dehors de ma tanière les chiens aboient pour maintenir le troupeau sur la bonne voie. Et j'aimerai montré les crocs, mais je n'ai que de pauvres dents sans vigueurs. Alors je me couche au fond de mon esprit, je baisse des rideaux fait branches et de pierres, pour qu'aucun de ces chiens n'y rentre et ne chasse le loup que je suis. Mais viendra un jour ou a force de griffes ils arriveront a rentrer et il y verront un loup maigre et affaiblis. Ou bien alors n'y rentreront-ils jamais car j'aurai succomber bien avant.



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Commentaires

  • 12 mars 2014 à 12:27pm
    Dommage que les rêves soient ce que nous refusent la réalité... Très belle plume !

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